Il y a quelques mois j’ai contacté le CNCA (centre national pour la création adaptée) de Morlaix pour pouvoir participer à leur projet de Parade.

Alors va falloir développer ça. Le CNCA, soit le centre national de la création adaptée, a pour but de soutenir les recherches artistiques réalisées avec des hommes et femmes en situation de vulnérabilité. Ils se sont installés au SEW, un lieu culturel à Morlaix.
Le SEW a rénové l’ancienne Manufacture de tabac de la ville pour y créer ce lieu culturel. Le SEW, c’est : 3 salles de cinéma, une salle de spectacle, un grand et un petit studio, des espaces de travail pour la troupe permanente du CNCA, une librairie, un restaurant, un bar, des bureaux, une cour extérieure …

Ce projet “La Grande Parade” s’organise autour des JO 2024. Cette édition des JO a pour ambition de promouvoir l’accessibilité et l’inclusivité. Pour cette occasion bien spéciale, le CNCA a voulu imaginer un événement commun, riche en créativité: “une fête en commun, une fête inclusive.”
Pour cela ils ont créé une grande parade citoyenne et festive qui traversera la ville de Morlaix le 15 juin 2024. “Une marche poétique accessible à toutes et tous.”
L’œuvre principale qui sera parader ce 15 juin prochain est le travail des artistes Clédat & Petitpierre. Ce sont les directeurs artistiques de cette opération. Ils sont sculpteurs, performers, metteurs en scène et chorégraphes.
Cette œuvre principale est la Venus Parade. C’est une œuvre déambulatoire, créée pour être exposée à la vue de tous, en mouvement, conçue pour l’espace public. Cette œuvre célèbre six vénus paléolithiques, assise pour la première fois, chacune portées sur des palanquins et précédée de bannières à leur effigie. Cette parade est un hommage à la féminité.




Pour faire participer le maximum de personnes, le CNCA propose plusieurs ateliers. Ces ateliers se font en association avec des clubs, instituts médico-éducatifs, classes maternelles, primaires, collèges…
Il y a des ateliers de dessin, de danse, de musique, etc.
Lorsque que j’ai contacté le CNCA, c’était pour participer à cette parade sans vraiment savoir quel était le sujet de celle-ci.
J’ai rencontré Elodie Thomas, qui m’a bien expliqué tout ça en détails, avant de me proposer quelques options. En partant de ce rendez-vous, j’avais plusieurs espoirs.
D’abord, Elodie Thomas m’a proposé de participer en tant que bénévole à des ateliers déjà organisés et elle s’est occupée de demander à plusieurs des organisateurs si je pouvais les rejoindre.
Ensuite elle m’a proposé d’imaginer mon propre atelier. Celui-ci ne serait mis en place uniquement si tout se passe bien dans les ateliers auxquels je participerai, mais cela était un bon exercice pour moi, qui n’avait jamais fait de telles choses.
Tout d’abord, j’ai dû choisir une tranche d’âge. Entre maternelle, primaire et collège. J’ai eu du mal la dessus puisque que je n’ai jamais travaillé avec des enfants, et j’ai aucune idée de quoi ils sont capables. Au final je me suis décidé sur un groupe de primaire (pour un âge plus précis ça va être compliqué).
J’ai imaginé deux activités. Puisque que je souhaite travailler dans le costume, j’ai voulu imaginer ces ateliers autour du textile. Je voulais aussi que ces créations soient individuelles et puissent être portées. Comme ça les enfants auront un souvenir de cette année.
Le premier auquel j’ai pensé c’est construit autour d’une activité que je faisais avec ma mère quand j’étais plus jeune. Quand Noël approchait, nous nous installions sur la grande table de la maison pour confectionner de petits sapins en feutrine.
J’ai voulu reprendre cette idée et imaginer des badges en feutrine qui prendraient la forme des vénus. C’est un signe assez discret mais une création qui peut être de nouveau portée lorsqu’ils grandiront.


La deuxième activité auquelle j’ai pensé est plus inspirée de la préhistoire que des vénus. Toujours dans l’idée de porter cette création, la base est un T-shirt simple. L’idée est de peindre sa vénus sur le vêtement comme nos ancêtres peignaient sur les parois des grottes: avec les mains.
J’ai proposé ces deux activités à Elodie Thomas lorsque que l’on s’est revues, deux semaines après le premier rendez-vous. Les deux idées ont été appréciées, surtout la deuxième et Elodie m’informe que la première serait plus pratique pour un autre de leurs problèmes. Le CNCA a besoin d’un signe distinctif pour reconnaître les personnes ayant travaillé sur le projet le jour de la parade. Elle m’a proposé d’essayer de trouver des idées pour des accessoires de la sorte.
En parallèle, elle m’a dit que Cécile Carcauzon, plasticienne, qui fait un atelier à l’école du Poan Ben à Morlaix, est d’accord que je viennes participer, et me donne la première date: le jeudi 14 mars. C’était la semaine dernière au moment où j’écris cet article.
Jeudi dernier donc, j’ai pu participer au premier atelier avec deux classes de CP de l’école.
C’était la première fois que j’allais dans cette école et surtout la première fois que je voyais des enfants de cet âge depuis que j’ai moi-même été en primaire.
L’atelier de Cécile Carcauzon est une activité papier maché. Ces classes de CP font créer leur propre Venus à parader le 15 juin. L’école, elle, imagine un thème tout le ans autour duquel organiser les activités créatives et les programmes. Cette année, c’est le thème de l’espace. Donc, les enfants vont imaginer une vénus de l’espace.
Cécile Carcauzon à préparer une base solide sur lequel construire cette vénus de l’espace. Elle fait presque la taille d’un adulte, faites de carton, papier mâché et filet pour volailles pour la solidité.

Ce premier atelier de Jeudi à été consacré à apprendre aux enfants comment faire du papier mâché, et comment l’utiliser. L’institutrice de la première classe avait préparé de la colle de farine pour l’occasion. Ils ont d’abord déchiré des bandes de papier journal, avant de les recouvrir de colle et de les coller sur des formes en cartons ou des ballons.


Un atelier assez simple pour leur permettre de bien comprendre les bases de cette activité. Les enfants étaient adorables et très gentils et ce fut un plaisir de travailler avec eux. Au prochain cours, on devrait commencer à vraiment imaginer la vénus à l’aide de notre base et de nos formes.
Finalement, je suis vraiment reconnaissant au CNCA de me permettre de travailler avec eux. Je souhaite remercier Elodie Thomas pour m’avoir si bien accueilli dans le projet et d’avoir organisé tout ça et Cécile Carcauzon pour m’avoir autorisé à infiltrer son atelier un petit peu au dernier moment. J’ai hâte de la retrouver avec les enfants jeudi prochain.
