LA BRODERIE AARI

Dans le cadre de mes classes GRETA, j’ai du réaliser une bonne quantité de recherches. Pour l’un de mes books, il m’a été demandé de créer une fiche matières ou techniques sur un tissus, une maille, etc.

J’ai choisi de travailler sur la broderie indienne, et plus spécifiquement la broderie AARI. J’ai adoré faire ces recherches et j’ai voulu les partager ici.

HISTOIRE DE LA BRODERIE AARI

La broderie AARI est une technique de broderie indienne qui remonterai à l’ère Moghol de l’inde. L’empire Moghol est dit avoir été fondé en 1526 par Babur, un chef de ce qui est aujourd’hui l’Ouzbékistan. Cet empire, qui s’étendait bien au delà de l’inde actuelle, marque l’apogée de l’expansion musulmane en Inde.

Nous savons que la broderie AARI à fleuri sous l’empire Moghol, mais il semblerai que certaine trace de cette technique est été retrouvé jusqu’au 12ème siècle.

Sa région d’origine, d’autre part, fait l’unanimité: la région du Gujarat, à l’ouest de l’Inde.

Cette technique aurait été développée par des artisans du cuir. En premier lieu, elle était utilisée pour créer des souliers embellis. Cet art deviendra un artisanat de luxe, utilisé pour les vêtement royaux.

Lorsque la colonie Anglaise s’installe en Inde fin 17ème, des échanges commerciaux commence. Ces échanges avec l’Angleterre ou la Chine font influencés les designs Aari.

Au 18ème siècle, l’Angleterre place une interdiction sur la vente de travail Aari hors des ses critères afin de conserver l’industrie textile du Royaume-Uni. Cela force une grande partie des artisans AARI de changer de milieu et de travailler dans l’agriculture.

Aujourd’hui encore, cette technique de broderie est rare et exclusive à certains artisans spécialisés. D’ailleurs la broderie Aari était exclusive au hommes autrefois et aujourd’hui encore, ce sont majoritairement des hommes qui connaisse les secrets de la technique.

Il n’y a pas d’école officielle pour apprendre ces secrets. Cet art complexe est transmit de générations en générations par les artisans. Cette absence d’école rend la technique exclusive mais a permis une diversification des styles à travers l’inde, ce qui en fait une broderie très riches.

De nos jours, la technologie et la fast fashion risquent de détruire ces arts ancestraux. Mais plusieurs artisans essayent de revitaliser ces techniques afin de les rendre populaires à nouveau.

Encore aujourd’hui ces artisans Aari s’inspirent encore de l’origine moghol de cette technique. Cette époque a laissé une marque sur la technique et influence encore cet art. Aussi, il est marqué par la religion et on en retrouve plusieurs formes, différentes selon la région.

REALISATION DE LA BRODERIE AARI

Cette technique est faites **sur de la soie fine ou du coton. Le motif ou modèle est dessiné avec attention sur un papier fin et transparent par un artisan spécialisé. De petits trous d’épingles sont percés tout le long du dessin. La broderie est faite sur un cadre en bois, le tissu bien tendu sur celui-ci.

Le papier est ensuite placé sur le tissu et une poudre spéciale est utilisée pour transférer le design.  Celle-ci est frottée sur le papier et passe à travers les trous faits auparavant ce qui reproduit le dessin sur le tissu.

Le tissu est prêt pour le processus de broderie.

L’artisan est traditionnellement assis sur le sol, une main maniant l’aiguille, l’autre manipulant le fil. Il bouge l’aiguille rapidement en boucles répétitives ce qui permet une ligne de couture extrêmement fine. L’aiguille perce le tissu, et boucle les fils ensembles. Son extrémité est crochue afin de faire passer les fils à travers le tissu.

Cet art demande beaucoup de travail, de compétences, d’entraînement, de patience et de précision. La broderie doit aussi être faite à un rythme consistant pour faire les points de la même taille.

L’aiguille Aari est un petit peu spéciale. Cette aiguille, nommé AARI d’après AAR soit aiguille en indien (beaucoup de recherches la dedans clairement), est crochue afin d’accrocher au fils. Elle trouverait son origine dans les villages musulmans d’Inde.

DIFFERENTES REPRESENTATION SUR LA BRODERIE AARI

Cette technique de broderie à plusieurs représentations types:

  • Paysages orientals riches
  • Motifs botaniques européens: importé par les colonialistes.
  • Modèle de fleurs, vignes complexes, paons, éléphants… la Nature est un thème récurant.
  • Formes géométriques
  • Eléments architecturaux

Pour embellir les broderies, les artisans utilisent des fils colorés our métalliques (type or, argent ou cuivre). Aussi, les plus belles pièces on souvent des perles, des sequins et même parfois des miroirs.

DIFFERENCES CULTURELLES ENTRE LES REGIONS

Comme je l’ai mentionné plus tôt, les différentes régions ou cette technique était exercée l’on adapté à leurs cultures. Les régions connues pour cette technique de broderie sont celle du Kashmir et du Gujarat mais on retrouve des formes distincts dans d’autres parties de l’Inde:

  • Broderie Kashmiri Aari: designs élaborés, couleurs vibrantes, motifs paisley et floral.
  • Broderie Chikan Aari: originaire de LUCKNOW, travail du fil très fin, tissus légers, avec des représentations de nature (oiseaux, fleurs, feuilles…)
  • Broderie Punjab Aari: Motifs géométriques audacieux et travail de miroir (que l’on retrouve dans la broderie de miroir de KUTCH)
  • Broderie Gujarati Aari: essence de la culture GUJARAT, avec des patterns géométriques, des motifs floraux vivides, qui écho aux tapisseries du GUJARAT.

Cet art incroyable est très respectueux de l’environnement, chaque pièces étant faites à la main par des artisans spécialisé. Le travail est magnifique et unique et fait de ces broderies des pièces d’excellence.

On retrouve aujourd’hui sur les réseaux sociaux des artistes qui travaillent cette techniques ainsi que des sites internet qui promeuvent cet art. La broderie Aari renaît peut à peut grâce à eux et je vous invite à rechercher ces artisans. (durant mes recherches j’ai trouver le compte instagram @aari_embroidery_ ou le site varana.com)

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